2ÈME VERSION DU PROJET DE CIRCULAIRE DE « CADRAGE » DES MASTERS
| La réforme des conditions de recrutement et de la formation conduisant permettant de postuler aux métiers de lenseignement – professeurs des premier et second degrésprofesseur documentaliste et conseiller principal déducation (CPE) – doit permettredans le cadre notamment du cursus menant à lobtention dun diplôme national de masterdaméliorer la qualification des personnelsen vue de renforcer la réussite des élèves et de faciliter la mobilité au sein de lUnion européenne.
Pour celaoutre des éléments de préprofessionnalisation possibles dès la licencela formation initiale des enseignants se développe désormais sur trois annéescomprenant les deux années de master et la première année dexercicedans un continuum de professionnalisation progressive. Si tous les masters donnent accès aux concours de recrutementles établissements denseignement supérieur sont invités à construire des cursus de formation adaptés à ces ouvrant sur des débouchés professionnelsen sappuyant sur leur potentiel scientifique et pédagogique. Comme il est souhaitable de présenter aux étudiants une offre de formation la plus cohérente et la plus complète possibleil importe que celle-ci soit pleinement pensée en pleine concertation à léchelle dune académiedans une logique de politique de site et de coopération inter-établissementsen faisant notamment jouer les complémentarités et les mutualisations (qui peuvent se traduire par des cohabilitations). Pour létudiantLa lisibilité et la qualité de loffre de formation sont essentielles afin de lui permettre à létudiantaux différentes étapes de son cursusde faire des choix dorientation positifs et de faciliter dans tous les cas son insertion professionnelle qui ne peut se limiter aux quelle intervienne dans les métiers de lenseignement ou dans dautres secteurs professionnels. Une convention permettra de préciser les modalités de coopération entre chaque université et son rectorat. I Principes généraux dorganisation des cursus Compte tenu des objectifs de la réformedes missions qui incombent aux personnels concernés et des critères qui conditionnent lhabilitation dun établissement à délivrer le diplôme national de masterles formations proposées doivent être conçues comme des parcours de master permettant de devenir ouvrant sur différents choix professionnels dont les métiers de professeurenseignantCPE ou documentaliste mais aussi deffectuer dautre choix professionnels. A cette finles formations concernées doivent respecter un certain nombre de principesmodulables selon les carrières et les missions envisagées. Il convient en effet de garantir aux candidats aux concours la maîtrise des savoirs et savoir-faire quils enseignerontdes compétences pour pouvoir les enseigner ou pour exercer leur mission éducative transmettront ainsi que des la capacités à faire évoluer leurs pratiques tout au long de leur carrière : Pour sinscrire dans la réforme de la préparation aux métiers de lenseignementtout en respectant les règles fondamentales de lespace européen de lenseignement supérieurles formations proposées devront permettre la progressivité dans la spécialisation tout au long des 4 semestres et offrir à chaque étudiant la possibilité dadapter son cursus en capitalisant ses acquisnotamment en cas déchec aux concours. En particuliersi la préparation des épreuves des concours constitue une composante nécessaire de chaque formationil est essentiel quelle nen constitue pas lunique finalité. Il convient en outre de veiller à ce que les formations offertes répondent au double objectif propre à tout diplôme national de master : ouvrir à la préparation au doctorat et offrir aux étudiants un cursus qualifiant et professionnalisant de haut niveau leur permettant daccéder à des métiers divers. Les formations proposées devront permettre de compléter lacquisition par chaque étudiant dune culture scientifiquedisciplinaire ou pluridisciplinairenécessaire à la pratique professionnelleincluant un réel savoir-faire expérimental pour les sciences qui le requièrent. Concernant la préparation des concoursles spécificités propres aux concours de recrutement des professeurs des écolesdes CPE et des documentalistesainsi quau CAPETau CAPLPau CAPES et de à lagrégationdoivent être prises en compte. Il ne saurait y avoir de master sans un adossement à une ou des équipes de recherche reconnues et un apprentissage de la démarche scientifiquede sa méthodologie et des formes de son transfert. Cette formation visera à : Dautre partOffrir à chaque létudiant une initiation à la recherchepouvant qui devra se traduire par la réalisation dun travail de recherche individuel ou collectif. Cette dimension doit faire partie du bagage du futur professionnel afin de lui donner les moyens danalyser et de faire évoluer ses pratiques tout au long de sa carrièreen prenant en compte les évolutions scientifiques et sociétales. Elle doit aussi contribuer à ce que ne se réduise pas le vivier des étudiants désireux de poursuivre leur formation au-delà du master et de se diriger vers les métiers de la recherche. A ce titreelle constituera une composante essentielle de la formation des candidats se destinant au concours de lagrégation. Dune partPermettre au futur enseignant à chaque étudiant une lecture informée et critique des travaux de recherche scientifiques susceptibles propres à déclairer sa ses futures pratiques professionnellesdans son ou ses domaines disciplinaires de compétence ou dans des domaines scientifiques qui peuvent avoir une pertinence pour lexercice de son métier. (NDLR snesup : les deux précédents alinéas sont inversés par rapport à la version 1) Ladossement à la recherche et les éventuelles poursuites en formation doctorale seront assurés selon les orientations choisies par létablissementen fonction de ses forces scientifiques et des déclinaisons propres aux différentes disciplines. Les masters doivent intégrer intègreront une composante forte de formation professionnellede plus en plus importante dans le cursuspour devenir majoritaire en deuxième année de master spécialement pour les étudiants déclarés admissibles. Celle-ci doit viser à préparer les candidats à exercer dans les divers types de situation denseignement ou de formation et à conduire les élèves à la réussite de leur apprentissage. La préparation effective et progressive aux métiers de lenseignementsbasée sur un « aller-retour » entre pratique du métier et formation à luniversitédoit articuler sur les 4 semestresPour les étudiants se destinant aux métiers de lenseignementcette formation professionnelle doit viser à préparer les candidats à exercer dans les divers types de situation denseignement ou de formation. La préparation effective et progressive aux métiers de lenseignementbasée sur un principe dalternance entre milieu professionnel et létablissement denseignement supérieurdoit articuler sur les 4 semestres : Des stages dobservation et de pratique accompagnéepuis des stages en responsabilitésur la base des modalités et des dispositifs mis en place au niveau académique. Ces dispositifs doivent sappuyer sappuient sur une étroite collaboration entre les rectoratsles écoles et établissements scolaires et les établissements denseignement supérieurafin de garantir à chaque étudiant laccès à des situations professionnelles variées. Les stages font pleinement partie du dispositif de formation età ce titredoivent être pensés de manière progressivede la découverte du métier à son exercice. Ainsiles stages de découverte peuvent être réalisés en licence au titre de laide à lorientation des étudiants. Les stages dobservation et de pratique accompagnée complèteront utilement lapprentissage de létudiant au cours du 1er ou du 2ème semestre de son master. Le stage en responsabilité trouvera naturellement sa place au cours de la deuxième année de master et sera offert essentiellement aux candidats déclarés admissiblespour leur permettre de valider et de finaliser leur projet professionnelDes apports théoriques en pédagogieune connaissance du système éducatif sous ses aspects les plus concrets (connaissance du système éducatifdes élèves et de leur diversitédes degrés denseignementdes curriculumsdu processus dorientationdes acteurs et partenaires de lacte éducatifde léthique du métieretc.)tous éléments permettant à létudiant davoir une vision complète de lenseignement quil aura à dispenserou de la fonction quil aura à exerceret de son environnement professionnelUne analyse des pratiques situations professionnellesau croisement et à larticulation de la découverte du métier et des enseignements reçusdans une logique dalternance. Cette formation aux métiers de lenseignement est assurée par léquipe pédagogique du masterles corps dinspection ainsi que par les faisant appel aux professionnels que sont les formateurs (référentsinstituteurs et professeurs des écoles maîtres formateursconseillers pédagogiques du second degré)etplus généralementavec laide des corps dinspectiondes personnels de direction et des enseignants des écoles et établissements scolaires qui accueillent les stagiaires. Ces équipes doivent Cette équipe pédagogique doit contribuer notamment à la préparationà laccompagnement et à lexploitation des stagesainsi quà leur évaluation. Un «portefeuille des compétences» (sur le fondement de lannexe descriptive au diplôme et conformément à lexpérimentation en cours dans 25 universités) permettra dassurer le suivi de létudiant et de ses acquis. En outrepour les étudiants ayant effectué un stage en responsabilitéune attention particulière sera portée au mémoire professionnelrapport ou travail personnel qui est à produire pourra être produit par létudiantnotamment après le stage en responsabilitétant en vue de la validation du diplôme national de master quà titre de support possible dune des épreuves dadmission. La formation doit prévoircomme pour tout diplôme national de masterlouverture internationale (maîtrise et certification dune langue étrangèrenotamment par le biais du CLESdispositifs de mobilité incluant notamment la possibilité deffectuer des stages à létranger)indispensable à linsertion dans lespace européen de lenseignement supérieur. Enfinun stage en entreprise pourra être proposé au cours de la première année de master afin de familiariser létudiant avec le monde économiquetout particulièrement pour les étudiants qui se destinent au CAPET et au CAPLP. Les établissements denseignement supérieur veilleront à une répartition pertinente de ces éléments de formation sur les quatre semestres du masteravec une dominante disciplinaire la première année de master et une autre plus professionnalisante la seconde. De mêmela production dune recherchesous forme de soutenance dun mémoire par exemplepeut intervenir indifféremment au terme du 2èmedu 3ème ou du 4ème semestre (en fonction du calendrier des concoursdes possibilités dorganisation de létablissement et des choix des étudiants). Quant aux périodes séparant les épreuves dadmissibilité des résultatselles pourront être mises à profit pour compléter la formation aux méthodologies de la recherchefavoriser louverture internationaleetc. Enfinla dernière séquence sera loccasionpour les étudiants déclarés admissiblesde se préparer aux épreuves dadmissiongrâce à des enseignements spécifiqueset aux stages en responsabilitéparallèlement aux épreuves et travaux permettant lobtention du master. <u>En outre</u> Cependantles établissements denseignement supérieur veilleront à proposer aux étudiants ayant échoué aux épreuves dadmissibilitédes parcours alternatifspasserelles et dispositifs de réorientation des formations offrant des débouchés diverscentrées sur la préparation dun projet professionnel et offrant à la fois compléments de formation et stage en situation sappuyant sur un ou plusieurs stagesavec laide des bureaux daide à linsertion professionnelle (B.A.I.P.). II Types de cursus de master possibles Il ressort de ces préconisations que plusieurs architectures de formations sont possiblesadaptées aux choix et caractéristiques des établissements denseignement supérieur et aux métiers visés : masters disciplinaires aménagés avec spécialités ou/et parcours orientés vers lenseignementmasters disciplinaires ou pluridisciplinaires poursuivant une finalité professionnelle largemasters plus spécialisés mais offrant par leur organisation même permettantgrâce à une diversification des cursusdes débouchés variés et des possibilités de réorientation en cours de cursus. Ces formules présentent différents avantages. Elles Certaines garantissent une formation disciplinaire solide en réponse à des exigences professionnelles spécifiques (expérimentation en sciencesmaîtrise de langues étrangères ou régionales…)répondant ainsi à des besoins spécifiques des collèges et lycéestout en ménageant les possibilités daccès aux formations doctorales. Dautres plus peuvent être bidisciplinaires (pour les CAPLP des disciplines générales ou pour certaines valences du CAPES ou du CAPET) ou pluridisciplinaires (adaptée tenant comptepar exemplede la polyvalence des professeurs des écoles ou de léventail des missions des documentalistes et des conseillers principaux déducation)par la création daménagements ou de parcours ad hocprévoyant par exemple lassociation dune majeure et dune mineurela conjugaison de deux ou de plusieurs disciplineslintroduction de compléments de formation… Dautres enfin conjuguent plusieurs approches des métiers de léducation et de la formation (formateurs dadultesconcepteurs et gestionnaires de formationetc.)ce quiévite les risques de formation tubulaires et facilite les changements dorientation. III Inscription des masters concernés dans un continuum de formation III 1. En licence III 2. Au-delà du master La formation des fonctionnaires stagiairestelle que définie par le ministère de lEducation nationale (sur un tiers du service denseignement)sappuie en particulier sur les établissements denseignement supérieur. Ceux-ci proposeront doncdurant la première année de fonction des enseignants professeursCPE et documentalistesdes enseignements permettant de compléter la formation professionnelle des personnelsen articulation avec leur formation antérieure et leur premier exercice du métierainsi que les actions de professionnels tuteurs et référentsdans le cadre du dispositif mis en place au niveau de chaque académie : accompagnement de la prise de poste et éléments sur la maîtrise de la classeéchanges et retour sur ses pratiques professionnellesapprofondissements ou compléments de formation sur des dimensions disciplinaires du métier (par exemplepour les enseignements des artsdune langue étrangère ou de lEPS pour le premier degré)sur la connaissance du système éducatif. A titre dillustrationlutilisation dès le master dun « portefeuille des compétences» peut faciliter la prise en compte personnalisée des acquis de chaque fonctionnairetant au cours de cette première année dexercice que par la suite. Pour les années qui suivent la titularisationles établissements denseignement supérieur doivent également prendre toute leur place dans la formation tout au long de la vie des enseignants. La réforme du recrutement et de la formation initiale doit pouvoir être loccasion dune évolution de loffre de formation continue à destination des enseignants et des formateur. Celle qui existesouvent richedoit pouvoir être renforcée et devenir certifiante. Des formations conduisant au diplôme national de master pourront ainsi permettre aux enseignants en poste daméliorer leurs pratiques professionnelles ou denvisager des évolutions dans leur carrière et dans leurs fonctionsà travers notamment lexercice dautres responsabilités pédagogiques ou administratives dans léducation nationale ou lenseignement supérieur à quelque niveau que ce soit.Elles doivent aussi faciliter les reprises détude et les reconversions professionnelles en proposant des formations complémentaires préparant aux différents métiers du domaine. Les établissements supérieursGrâce aux connaissances nouvelles produites par leurs recherchesils peuvent en effet devront ainsi proposer des modules de formations assurant la réactualisation des savoirs et savoir faire des enseignants titulaires. La réforme du recrutement et de la formation initiale doit donc être loccasion dune évolution de loffre de formation continue à destination des enseignants et des formateurs. Celle qui existesouvent richedoit pouvoir être renforcée et devenir certifiante. Des formations conduisant au diplôme national de master pourront ainsi permettre aux enseignants en poste daméliorer leurs pratiques professionnelles ou denvisager des évolutions dans leur carrière et dans leurs fonctionsà travers notamment lexercice dautres responsabilités pédagogiques ou administratives dans léducation nationale ou lenseignement supérieurà quelque niveau que ce soit. Elles doivent aussi faciliter les reprises détude et les reconversions professionnelles en proposant des formations complémentaires préparant aux différents métiers du domaine. Elles peuvent enfin permettre la reconnaissance diplômante dexpériences en matière de formation dadultes ou dencadrementavec laide le cas échéant de la VAE. Doctorat et concours Tous les masters proposés doivent pouvoir servir de basepour les titulaires qui le souhaitentimmédiatement après le concours ou après quelques années dexerciceà une poursuite de formation sous diverses formes. Il peut sagir de candidaturesdune partà une inscription en formation doctorale au sein dune école doctorale dun établissement habilité à délivrer le titre de docteuretdautre partà des préparations aux concoursnotamment lorsquils comportent des programmes spécifiques (comme par exemple lagrégation). ___________________ La mise en place de ces formations débouchant sur les métiers de lenseignement repose sur un partenariat fort entre les établissements denseignement supérieur (avec toutes leurs composantes) -qui doivent devenir des acteurs majeurs de la formation des enseignants -et les services rectoraux. Cette collaborationqui passe impérativement par celle des enseignants -et des enseignants-chercheurs accueillant et encadrant les étudiantsest indispensable à la réussite de cette réformeau service de la réussite des élèves de notre pays. IV. Modalités dévaluation et dhabilitation des masters. Afin de permettre la mise en uvre de la réforme dès la rentrée universitaire 2010les établissements denseignement supérieur pourront adresser à la DGESIP leurs projets de formations dès le début de lannée 2010. Pour les nouveaux projets de formationles dossiers seront étudiés au cours dun CNESER du mois de juin 2010. Ces masterscomme toutes les autres formations de lenseignement supérieurdonneront lieu à une évaluation par lAERES selon les mêmes modalités que les autres diplômes et au rythme normal des vagues de contractualisation. La mise en place de ces formations débouchant sur les métiers de lenseignement repose sur un partenariat fort entre les établissements denseignement supérieur (avec toutes leurs composantes) -qui doivent devenir des acteurs majeurs de la formation des enseignants -et les services rectoraux. Cette collaborationqui passe impérativement par celle des enseignants -et des enseignants-chercheurs accueillant et encadrant les étudiantsest indispensable à la réussite de cette réformeau service de la réussite des élèves de notre pays. |
Amnesty International News
| DES MIGRANTS PARLENT DE L’EXPLOITATION ET DES ARRESTATIONS
18 décembre 2009 Dans de nombreuses régions du mondedes gens partent de chez eux et quittent leur famille et leur pays pour aller chercher du travailpour faire des études ou pour échapper à la pauvretéà la discrimination ou à un conflit. Beaucoup risquent touty compris leur vieafin de trouver la sécurité et de pouvoir gagner leur vie. Et ils risquent à chaque étape d’être exploitésescroqués ou victimes d’atteintes aux droits humains. À l’occasion de la Journée internationale des migrantsAmnesty International présente les témoignages de migrants originaires de diverses régions du globe qui ont été exploitésincarcérés ou agressés alors qu’ils étaient à la recherche d’une vie meilleure. Des migrants vivant en Malaisieen Corée du Sudau Mexique et aux États-Unis parlent de leurs conditions de vie et de travail très duresdes employeurs sans scrupulesde la brutalité du personnel des centres de détention pour migrantset de la menace quasi permanente d’une arrestation ou d’une détention arbitraires. Les migrants en situation irrégulière* sont particulièrement exposés aux violations des droits humains. Ces interviews ont toutes été menées par des chercheurs d’Amnesty International entre novembre 2008 et juillet 2009. Tous les noms ont été changés. Témoignages de migrants L’histoire de Dev (Malaisie) « Je suis parti parce qu’on se battait au Népal. Il y a dans ce pays beaucoup de problèmes entre les communistes et l’armée. Les communistes prenaient les jeunes gens pour les forcer à se battre. Si tu refusesils te tuent. J’avais très peuralors j’ai demandé un visa pour la Malaisie. J’ai contacté un agent et je suis arrivé en Malaisie avec un visa d’agent de nettoyage. J’ai versé à l’agent 80 000 roupies népalaises (environ 730 euros) pour qu’il m’amène ici. J’ai dû emprunter de l’argentet j’étais censé rembourser 1000 roupies par moisavec des intérêts de 320 roupies. L’agent m’a dit que je travaillerais comme agent de nettoyage dès que j’arriverais en Malaisiemais cet agent ne m’a jamais trouvé le moindre emploi. Après avoir atterri à l’aéroport de Kuala Lumpur j’ai attendu pendant quatre heures. L’agent a fini par arriveret il m’a emmené avec d’autres personnes venues du Népal pour faire le même travail. Il nous a conduits à un appartement où nous sommes restés pendant trois mois sans travailler. L’agent ne nous donnait pas d’argent. Nous étions forcés de sortirde retrouver des Népalaisde leur expliquer ce qui s’était passé et de leur demander de la nourriture et de l’argent. L’agent m’a pris mon passeport et ne me l’a jamais rendu. » Dev a fini par trouver du travail par ses propres moyens. Il travaille dans une usine et aussi pour une entreprise de bâtiment. Son agent n’a pas fait renouveler son visa et a refusé de lui rendre son passeport. Dev est devenu un migrant en situation irrégulièredépourvu du droit légal de séjourner ou de travailler en Malaisie. Les rémunérations qu’il touche sont très faibles comparées au salaire des autres travailleursmais il sait qu’il ne peut pas se plaindrecar il n’a pas de permis de travail. Il ne gagne pas assez d’argent pour pouvoir en envoyer à sa familleau Népal. Dev aimerait rentrer dans son paysmais il ne peut pas le fairecar il n’a plus de passeport et il a peur de se faire prendre par les autorités. L’histoire de Margarita (Mexique) À l’image de nombre de migrants d’Amérique centralele couple comptait se rendre aux États-Unis sans papiers d’identitéperchés sur le toit d’un train de marchandises qui les conduirait à la frontière du Mexique. Le 5 novembre 2008alors que Margarita et Miguel voyageaient sur le toit d’un train de marchandises dans l’État du Chiapas (Mexique)la locomotive s’est arrêtée inopinément et des fourgons militaires se sont approchés des wagons. Tous deux ont alors sauté du train et se sont enfuis dans les broussailles. Ils ont été poursuivis par deux soldats qui ont tiré plusieurs coups de feu en l’air avant de les rattraper. Margarita a raconté à Amnesty International : « Vous ne pouvez pas vous imaginer que vos rêves peuvent s’envoler en un instant au cours de ce voyage. Le soldat m’a attrapée par la main et m’a dit de m’enfoncer plus avant dans les broussaillestout en braquant son arme sur moi. « Il m’a conduite loin de la ligne de chemin de ferà un endroit où nous étions complètement seuls. Il m’a demandé d’enlever mes vêtements pour voir si je dissimulais des stupéfiants. « Lorsque j’ai refusé d’obtempéreril a baissé mon pantalon et m’a agressée sexuellement. Il m’a demandé comment je comptais le rembourser de la balle qu’il avait dû tirer à cause de moi. « Il a déclaré que je devais coucher avec lui pour le dédommagerque si je ne m’exécutais pas il me renverrait dans mon pays. Il a dit que ce serait rapide et qu’il me laisserait partir si je ne faisais pas d’histoires. » Le soldat a fini par laisser partir Margarita sans la violer. D’autres n’en réchappent pas. Amnesty International a reçu à plusieurs reprises des informations selon lesquelles les migrantes sont fréquemment victimes de violsperpétrés notamment pas des groupes de criminels au Mexique. Les auteurs de ces actes ne sont quasiment jamais inquiétés. L’histoire de Carmen (États-Unis) En avril 2008elle a été arrêtée car elle ne s’était pas présentée au tribunal où elle avait été convoquée pour un délit présumé. Elle a été incarcérée et interrogée par un agent des services de l’immigrationqui lui a dit qu’elle serait expulsée. Carmen a passé vingt-quatre jours en prison. Bien quelors de sa comparution devant un jugecelui-ci ait recommandé sa remise en libertéles services de l’immigration ont continué à la maintenir en détention. Après avoir passé près de trois semaines dans un centre de détention pour migrantsne sachant pas quand elle pourrait retourner auprès de sa familleCarmen a tenté de mettre fin à ses jours. Elle a évoqué ce moment : « Je sentais que mon incarcération allait me conduire à une dépression nerveuse. Les enfants avaient besoin de moi. J’ai commencé à entendre des voix qui me faisaient culpabiliser car je n’étais pas avec eux. Je me suis dit qu’il valait mieux mourir. « J’avais une chaussette que j’utilisais pour tout nettoyer. Une voix m’a dit : Enroule cette chaussette autour de ton cou et tue-toi. Ma compagne de cellule était en train de lire. C’était une Afro-américaine adorable qui possédait quelques rudiments d’espagnol. Lorsque j’ai commencé à me pendreelle s’est exclamée : Qu’est-ce que tu fais ? Je ne sais pas ce qui s’est passétout est devenu noir. » Suite à la tentative de suicide de Carmenles gardiens l’ont menottée et conduite dans une autre cellule. Carmen a par la suite été relâchéemais attend toujours que son affaire soit résolue. « Je n’étais pas traitée avec le respect qui est dû à un être humain. Que j’aie les papiers d’identité nécessaires ou pasje suis un être humain. Je craquais et au lieu de m’aider ils m’ont menottée… « Le premier matin où je me suis réveillée après ma libérationje ne savais pas où j’étais. Les enfants étaient heureux de me retrouver. J’ai eu tout le temps depuis lors de réfléchirde revenir sur ma vie et de me consacrer davantage à ma famille. J’aimais tellement les oiseaux en cagemais personne ne devrait être privé de libertépersonne ne devrait être emprisonné. » L’histoire de Marcella (Corée du Sud) En mettant en place ce programme d’emploila Corée du Sud a été l’un des premiers pays asiatiques à reconnaître dans sa législation les droits des travailleurs migrants et à accorder à ces personnes un statut identique à celui des travailleurs sud-coréensnotamment en matière de droits du travailde rémunération et d’avantages. Toutefoisdans la pratiqueles travailleurs migrants restent confrontés à des conditions difficiles et sont toujours victimes d’atteintes à leurs droits. « Lorsque je suis arrivéeje travaillais dans une usine qui fabriquait des serpentins de chauffage pour cuiseur de rizà Osandans la province de Gyeonggi. Je touchais 786 000 wons sud-coréens [467 euros environ] par mois. « Mon responsable n’était pas gentilil m’insultait et exerçait des pressions sur moi pour que je travaille plus rapidement. Il voulait par exemple que je produise 1 000 serpentins de chauffage par jour. C’est un chiffre très difficile à atteindre car il faut brancher tous les fils… Ils sont si fins qu’on en a mal aux doigtssurtout au pouce et à l’index. « Je vivais dans un conteneur de transport : une seule pièce avec une fenêtre. Il m’arrivait d’entendre frapper à la porte au milieu de la nuit et j’avais très peur. Il faisait tellement froid en hiver que j’ai dû m’acheter un radiateurmais il faisait toujours froid. Il faisait très chaud en été même avec un ventilateur que j’ai dû acheter moi-même. » Marcella a été licenciée de manière abusive après avoir demandé à son responsable si elle pouvait prendre un jour de congé à Noël. Son histoire n’est malheureusement pas un cas isolé. Les chercheurs d’Amnesty International ont eu connaissance de nombreux autres licenciements injustes qui se sont déroulés dans des conditions similaires entre mars 2008 et juillet 2009. Nombre de travailleurs migrants licenciés n’ont pas porté plainte en raison de la barrière de la languede la méconnaissance de leurs droits et de la complexité et de la lourdeur des procédures à suivre. *De nombreux migrants disposent au départ d’une autorisation légalemais deviennent ensuite des étrangers en situation irrégulière : ils ne sont pas autorisés officiellement à rester ou à travailler dans le pays d’accueil. Cela peut arriver pour diverses raisonspar exemple parce que les employeurs ou les fonctionnaires ne renouvellent pas le permis de travail parce qu’ils leur ont remis un faux permis. Légendes photos : |
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Chimiothérapie : prédire les effets secondaires sévères
Chimiothérapie : prédire les effets secondaires sévèresDes chercheurs soutenus par lARC ont mis au point un test qui pourrait permettre de savoir si un patient risque de mal réagir à la gemcitabine, un médicament de chimiothérapie antitumorale. Une équipe marseillaise, soutenue par lARC*, a peut être découvert comment identifier les patients qui risquent de développer des effets secondaires sévères suite à ladministration de gemcitabine, un médicament utilisé dans le traitement de divers cancers. Leur méthode repose sur lévaluation de lactivité dune enzyme du foie, la cytidine désaminase. Ladministration dune chimiothérapie antitumorale entraîne généralement des effets secondaires indésirables, plus ou moins graves selon les patients. En parvenant à identifier les personnes pour lesquelles un médicament donné risque dêtre particulièrement toxique, il devrait être possible daméliorer leur prise en charge, en leur épargnant des traitements trop dangereux pour elles. Cest précisément dans ce but que Cédric Mercier (hôpital de la Timone, Marseille) et ses collaborateurs se sont intéressés à la cytidine désaminase. Cette enzyme du foie est impliquée dans les mécanismes qui permettent à notre organisme déliminer les produits toxiques, notamment la gemcitabine. Malheureusement, la cytidine désaminase nest pas aussi performante chez tous les individus. Les travaux de léquipe marseillaise ont montré que le niveau de performance de cetteenzyme permet de prédire le niveau de toxicité de la gemcitabine. Ainsi, les patients souffrant dun déficit en cytidine désaminase seront ceux chez lesquels la gemcitabine entraînera les effets secondaires les plus sévères. La corrélation entre le niveau de performance de lenzyme du foie et la toxicité de la chimiothérapie a été établie à partir des données relatives à 130 adultes et 20 enfants. Ces résultats doivent encore être confirmés sur une plus vaste population de patients. Pour en savoir plus sur les chimiothérapies et leurs effets secondaires *Ces travaux ont été soutenus par lARC au travers dune subvention de 50 000 euros attribué en 2008. J. Ciccolini et coll., « Journal of Clinical Oncology », édition en ligne avancée Crédit photo : iStockPhoto |
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Des ONG exclues sans raison du Sommet de Copenhague !
Des ONG exclues sans raison du Sommet de Copenhague !mis en ligne jeudi 17 décembre 2009 par jesusparis Alors que les négociations font du surplace et que les ONGs et les organisations de la société civile réclament de plus en plus fort un accord contraignant fondé sur la justice climatique, les portes du Bella Centre, le lieu du sommet sur le climat à Copenhague, leur sont désormais partiellement fermées. Le RAC et ses associations membres condamnent vivement cette tentative de baillonner les ONGs à la veille de larrivée des Chefs dÉtats. Larrivée au Bella Centre a été rude pour lensemble des 96 représentants du réseau international des Amis de la Terre dûment accrédités, mais aussi pour ceux de la Via Campesina et dautres ONGs ou organisations de la société civile. Lentrée leur a été interdite sans raison et sans explication alors quils avaient accès aux lieux la veille. Pour Sandrine Mathy, présidente du RAC : « Cette mise à lécart dorganisations de la société civile qui représentent des millions de citoyens de pays du Nord, mais aussi les populations du Sud affectées par les changements climatiques est un déni de démocratie. Elle laisse à penser que certaines délégations souhaitent travailler dans lopacité. » Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre France rajoute : « Les ONGs qui ont mobilisé 100 000 personnes à Copenhague samedi et plusieurs millions pendant les semaines précédentes pour réclamer la justice climatique continueront à faire entendre leur voix, même si cette voix doit venir uniquement de lextérieur du Bella Centre. Les chefs dÉtats pourront senfermer dans leur bunker, ils leur sera impossible de continuer à faire comme si le reste du monde nexistait pas. » Pour Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace France « Les négociations patinent : les États-Unis torpillent le processus et lEurope est immobile. Guère étonnant que les citoyens et les ONGs sexaspèrent. Les chefs dÉtats doivent écouter ce message. » |
ONG Eau Vive : Un passé glorieux, une nouvelle dynamique en perspective
jeudi 17 décembre 2009
Après trente ans daction en Afrique de lOuest, lONG Eau Vive ne cesse de se battre aux côtés des Sahéliens pour leur offrir de meilleures conditions dexistence. Depuis lors, environ sept milles personnes desservies en eau potable, deux cent trente actions économiques : maraîchage, artisanat et cinq cents actions de soutien aux associations, entreprises, élus locaux ont été réalisés par ladite structure au profit des populations africaines. Cest toujours dans loptique daller de lavant quelle organise la rencontre de Ouagadougou, la troisième du genre, du 14 au 18 décembre 2009. Etaient présents à ce rendez-vous, les adhérents français, maliens, sénégalais, nigériens et burkinabè. La semaine de rencontre a débuté par une visite de terrain pour les adhérents et membres de groupes associatifs dEau Vive. Cette tournée a conduit léquipe de cette ONG, dans la ville de Zorgho, où laccès à leau potable et à lassainissement reste une préoccupation majeure pour la municipalité. LONG Eau Vive, en collaboration avec dautres structures similaires de France, a mis un projet damélioration du service de leau dans neuf communes du Burkina Faso dont celle de Zorgho. La visite des réalisations sur le terrain, guidée par la représentation du Burkina Faso, a permis aux membres dapprécier les forces et les faiblesses de leurs actions et déchanger avec les acteurs locaux partenaires. De retour dans la capitale burkinabè, une mini-réunion du groupe de coordination, à lissue de laquelle a été constituée un groupe de travail coopération décentralisée. Cette dernière se planchera, immédiatement, dans la semaine à Ouagadougou, sur létat des lieux des activités de coopération décentralisée menées par Eau Vive. Elle aura en outre, pour tâche de proposer un agenda de travail autour dune analyse des enjeux, des méthodes et outils, à mettre en place en interne pour pouvoir répondre efficacement à une demande de plus en plus forte au Nord comme au Sud. Dans la journée du 15 décembre, les participants ont eu des échanges, complétant ainsi la visite de terrain à Zorgho. Dans un contexte sociopolitique et économique en pleine mutation, ce contact entre les adhérents constituent un temps de formation et dinformation sur le rôle dEau Vive dans toute sa dimension à la fois technique, financière, mais aussi politique. Ces échanges ont été consacrés dune part, à la présentation de projets et programmes mis en uvre dans les pays dintervention en Afrique, en France et dans leur diversité et dautre part, ont été centrés spécifiquement sur la réflexion sur lexercice de la Maîtrise douvrage communale (MOC), à lépreuve des réalités communales de chaque pays. Lanimation des travaux est assurée par le comité danimation, composé de délégués des groupes associatifs des différents pays (dun délégué par groupe associatif). Chaque groupe associatif a présenté létat de lavancement de ses activités, depuis la dernière rencontre en juin 2009, à Enceins en France. Il en est de même du plan de travail pour les mois à venir. Enfin, il sagira de présenter les acquis et les difficultés rencontrées pendant la phase dapprentissage associatif, etc. Des propositions pour améliorer les prochaines étapes ont été faites. Les conclusions des travaux seront présentées au conseil dadministration, à sa réunion, du vendredi 18 décembre, pour décisions et orientations à prendre. Ouamtinga Michel ILBOUDO (ouamtingamichel@gmail.com) Sidwaya |
En période de grand froid…
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La troisième rencontre associative internationale de lONG Eau Vive se tient du 14 au 18 décembre 2009 à Ouagadougou. Les participants venus de France, du Mali, du Sénégal, du Niger et du Burkina Faso, feront le point de lavancement du projet fédératif et donneront les nouvelles orientations nécessaires.