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Chimiothérapie : prédire les effets secondaires sévères

Chimiothérapie : prédire les effets secondaires sévères

Des chercheurs soutenus par lARC ont mis au point un test qui pourrait permettre de savoir si un patient risque de mal réagir à la gemcitabine, un médicament de chimiothérapie antitumorale.

Une équipe marseillaise, soutenue par lARC*, a peut être découvert comment identifier les patients qui risquent de développer des effets secondaires sévères suite à ladministration de gemcitabine, un médicament utilisé dans le traitement de divers cancers. Leur méthode repose sur lévaluation de lactivité dune enzyme du foie, la cytidine désaminase.

Ladministration dune chimiothérapie antitumorale entraîne généralement des effets secondaires indésirables, plus ou moins graves selon les patients. En parvenant à identifier les personnes pour lesquelles un médicament donné risque dêtre particulièrement toxique, il devrait être possible daméliorer leur prise en charge, en leur épargnant des traitements trop dangereux pour elles.

Cest précisément dans ce but que Cédric Mercier (hôpital de la Timone, Marseille) et ses collaborateurs se sont intéressés à la cytidine désaminase. Cette enzyme du foie est impliquée dans les mécanismes qui permettent à notre organisme déliminer les produits toxiques, notamment la gemcitabine. Malheureusement, la cytidine désaminase nest pas aussi performante chez tous les individus.

Les travaux de léquipe marseillaise ont montré que le niveau de performance de cetteenzyme permet de prédire le niveau de toxicité de la gemcitabine. Ainsi, les patients souffrant dun déficit en cytidine désaminase seront ceux chez lesquels la gemcitabine entraînera les effets secondaires les plus sévères.

La corrélation entre le niveau de performance de lenzyme du foie et la toxicité de la chimiothérapie a été établie à partir des données relatives à 130 adultes et 20 enfants. Ces résultats doivent encore être confirmés sur une plus vaste population de patients.

Pour en savoir plus sur les chimiothérapies et leurs effets secondaires

*Ces travaux ont été soutenus par lARC au travers dune subvention de 50 000 euros attribué en 2008.

J. Ciccolini et coll., « Journal of Clinical Oncology », édition en ligne avancée

Crédit photo : iStockPhoto

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